Uw verhaal

2015-02-18
La météo prévoit enfin un arrêt des pluies pour quelques jours et j’ai bien l’intention de profiter du ciel bleu annoncé depuis près d’une semaine. Arrivé à la piste d’ULM vers 9h30, après avoir consulté la météo, je constate de visu que la brume annoncée est bien présente vers ma destination (l’ATIS annonce visibilité de 3000M avec légère brume), par contre, au-dessus de ma tête, un ciel bleu limpide et pas de nuage. Les METAR et TAF annoncent NOSIG… Le temps de préparer la machine, il est 10h00 locale lorsque je mets les gaz à fond, callé au QNH ; le ciel est toujours bleu limpide. Décollage sans problème, léger vent cross, je pars en crosswind et traverse vers 700 pieds un léger rideau de brume que je n’avais pas perçu du sol. Arrivé en vent arrière à 850 pieds, je constate que la brume s’épaissit. Le hangar, à peine distant de quelques centaines de mètres, devient nettement moins visible. Je passe en étape de base pour faire un low-pass (une habitude pour vérifier que tout va bien) mais la brume s’est tellement densifiée que je suis obligé de monter au-delà des 900 pieds pour garder une visibilité correcte. En moins de 2 minutes, je suis passé d’un ciel limpide à une couverture quasi complète. La raison ? Un point de rosée proche de 0°, et une température de seulement 1°. Ecart très faible, voire inexistant, la brume peut se former instantanément.
Je m’écarte de quelques kilomètres pour garder une visibilité impeccable. Alors que je m’apprête à me dérouter vers un autre ULModrome qui est CAVOK, ma base m’annonce une trouée dans la crasse et la possibilité, après retour au dessus de la couche, de descendre et de faire un circuit court pour me poser. J’envisage à ce moment d’aller voir sous la couche si je peux passer par là. Erreur de débutant direz-vous ? Oui, du haut de mes 150h, je suis encore un débutant. J’ai appris, par cet épisode, que simplement « envisager » de passer sous la couche était déjà une erreur. Je ne l’ai pas commise, mais j’y ai pensé, c’est déjà trop.

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Over het/de toestel(len)

3-axes low wing

Meteo

3000 - 4000
2
3

Over het incident

Beleefde ervaring / Récit d'expérience
air traffic / meteo
Vu la météo, je n’aurais pas du partir ? Sans doute, même si un moniteur a commis la même erreur d’appréciation que moi. Pour rappel, à moins de 5kM, le ciel est resté limpide durant toute la matinée…J’ai finalement pu revenir au-dessus de la couche, passer dans la trouée et me poser sans encombre. Sans radio, je n’avais pas d’autre possibilité que de me dérouter vers une autre plateforme.
Ce que je retiens de cet épisode :
1. En hiver, la proximité du point de rosée et de la T° extérieure DOIT nous alerter et nous empêcher de prendre l’air, même par ciel bleu.
2. Passer sous une couche de brume ne doit JAMAIS être envisagé, car c’est un piège qui peut se refermer sans prévenir.
3. Se dérouter vers un autre aérodrome est une option que nous devons TOUJOURS envisager, quoi qu’en dise notre orgueil…
Enfin, j’ai eu la chance de ne pas céder à la panique, pas plus que le moniteur qui m’a guidé par radio, merci à lui.
Ayant demandé l’avis d’instructeurs, Voici leurs réponses (pèle mêle).
Ma première réaction, est bravo au pilote qui a pris les bonnes décisions et à l’utilisateur de la radio au sol pour son calme et ses bons conseils.
Les conclusions, tu les tires comme il faut. Pas assez d’attention entre la T° et le dew point, ensuite, tu aurais pu éventuellement faire le choix de passer en-dessous de la couche, ce qui était certainement la plus mauvaise option. Là tu aurais réellement pris de gros risques de te mettre dans des conditions de mauvaises visibilités sans possibilités de retour. Quand je dis que depuis plus de 3000h que je vole, je ne me suis jamais mis de manière involontaire dans des conditions IFR, cette expérience illustre bien mes propos. Passer en dessous de la couche aurait été une manière volontaire de se mettre en condition IFR.
J’aurais pu faire comme toi, décider de décoller. J’aurais alors sans doute fait la même chose : passer au-dessus de la brume pour aller 3km plus loin où c’était dégagé…et me préparer à me faire engueuler par ma femme parce que je lui aurais demandé de venir me chercher en voiture sur une autre base.
Ce que tu as bien fait.
Une fois en l’air et constaté que la brume était trop forte pour permettre de redescendre pour atterrir, alors que tu es en étape de base, tu décides de continuer à monter, tant que tu as une visibilité, certes au-dessus de la couche, mais qui te permets de ne pas partir en désorientation spatiale.
(Avis BULMF : = sécurité)
• Tu décides d’aller là où la météo est bonne et éventuellement attendre 10min, et si nécessaire tu te prépares déjà à un déroutement. Psychologiquement, tu es déjà prêt.
• Ensuite, grâce à l’info de la radio au sol, tu peux revenir vers ta base pour faire un atterro en sécurité.
Maintenant, on peut ergoter sur le fait d’avoir entrepris le vol. J’entends déjà tous les pilotes de bar bien-pensants te condamner et dire que tu es un inconscient, qu’on devrait te retirer ta licences parce que tu es un pilote dangereux, etc... Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’un moniteur d’expérience s’est vu prendre dans les mêmes conditions météo que toi au même moment. Ceci démontre que cette décision d’entreprendre le vol pouvait être prise.
En conclusion. Cette expérience t’enrichira encore un peu plus. Il faut être humble face au fait de voler. Ne jamais oublier le dicton qui dit : « Il vaut mieux regretter d’être au sol que de regretter d’être en l’air ». Et donc, cette expérience, que tu comptes partager, doit faire réfléchir tout le monde.
Message de la BULMF – Sécurité : Cet incident aurait pu arriver à n’importe qui. Il nous est déjà arrivé, mon frère et moi, d’hésiter à prendre le vol dans des conditions similaires. Mais, jusqu’ici, Frédéric, m'a toujours prévenu, avant d’arriver à la base, pour me conseiller de rester à la maison en raison d'une météo risquée. Il consulte toujours les METAR et TAF. Quand il me dit ça, je n'hésite pas deux secondes et suis ses conseils. C'est, évidemment, un luxe, pour moi, de profiter de son expérience. L’auteur de cet article, quant à lui, a su très bien gérer une situation délicate après avoir pris la décision de décoller. Il avait aussi consulté les METAR et TAF avec l’information NOSIG. Le pilote avait une solution de réserve en sachant se détourner vers une autre plateforme CAVOK. On ne peut pas lui reprocher d’avoir entrepris le vol. Nous pouvons juste le féliciter d’avoir bien gérer cette situation délicate, certes avec l’aide d’une radio au sol, et d’en avoir retiré les leçons.
Pierre van Aerssen – Sécurité

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